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Adoucisseurs: Guide d'achat et explications

Le vrai et le faux
Quelques idées reçues à propos de l’adoucisseur. L’adoucisseur d’eau, apparu aux Etats -Unis dans les années 20, a joué un rôle fondamental dans l’industrie en permettant des évolutions technologiques et en générant de substantielles économies. Au niveau du particulier, il a participé notablement au progrès de la bonne gestion du sanitaire et du confort des personnes. Alors qu’il est reconnu et utilisé par le monde scientifique et médical, l’adoucisseur continue, aujourd’hui encore, à être l’objet de contrevérités propagées auprès du consommateur. Dans cette brochure, nous avons repris les principaux arguments qui lui ont été opposés, encore récemment. A part l’un d’eux, qui mérite d’être commenté, ils sont tous faux et exigent d’être corrigés.

L’eau adoucie n’est pas potable : FAUX
L’adoucissement sur résines échangeuses d’ions fait partie des procédés reconnus par le Ministère de la Santé pour le traitement des eaux destinées à a consommation humaine. Ainsi, dans certaines agglomérations, l’eau très dure subit un adoucissement partiel sur résines avant d’être distribuée dans le réseau. Par échange ionique, la composition de l’eau est modifiée. Elle echange son calcium et son magnésium contre du sodium. La référence de qualité retenue par la réglementation est de 200 milligrammes par litre. En prenant l’exemple d’une eau dure dont le TH  initial est de 30° f , l’adoucissement à 6°f n’introduit que 110mg/l de sodium. L’alimentation normale d’un adulte lui apporte 6000 milligrammes de sel par jour ; un régime « sans sel », entre 1000 et 2000 milligrammes. A la lumière de cet exemple, comme en règle générale, on voit que l’apport en sodium des aliments est d’environ 98 % contre 2 % d’apport résiduel dû à l’adoucissement. A titre anecdotique, notons que l’eau de Badoit contient 150 mg de sodium par litre et que celle de Vichy Saint­Yorre affiche un taux record de 1700 mg/l, ce qui ne remet pas en cause leurs effets bénéfiques sur la santé.
(1) TH : titre hydrotimétrique ou dureté de l’eau (taux de calcaire) ; 1°f : un degré français (10mg de carbonate de calcium par litre).
(2) : « Human intake of minerals from drinking water in the european communities » : Hardness of drinking water and public health, pages 173­211.

 

L’eau adoucie est sale : FAUX
Dans le chlorure de sodium, utilise notamment pour la cuisine, le goût « salé » provient de l’association du sodium et des chlorures. Or, dans une eau adoucie, c’est la teneur en sodium qui augmente, alors que le taux de chlorure demeure inchangé. Si le goût du sodium était perceptible, on pourrait dire tout au plus que l’eau es « sodée » (1) .
Autre procès fait quelquefois au sel de régénération : il polluerait. La vérité est que pour un TH ramené de 30°f à 6°f, moins de 40 grammes de sel sont rejetés à l’égout lors de la régénération, une à deux fois par semaine, pour une consommation de 100 litres d’eau par jour et par personne (2). C’est infime. Les sels régénérant utilisés dans les adoucisseurs sont des produits de qualité alimentaire d’une grande pureté (plus de 99,5 % de chlorure de sodium). En outre, ils sont contrôlés et certifiés par la marque NF.
(1) : « The impact of inorganic chemicals on water quality and health » (Ann. Ist. Super. Sanita
– 1993), pages 336­340.
(2) Consommation moyenne en France.

 

L’adoucisseur favorise la prolifération bactérienne : FAUX
Seule, la stagnation de l’eau favorise la prolifération bactérienne. C’est une loi de la vie. Laissez un peu séjourner de l’eau minérale dans une bouteille ouverte, cela devient très rapidement un véritable bouillon de culture (1) . Personne n’y a jamais vu d’inconvénient. Et pour cause : notre corps humain est heureusement peuplé de millions de bactéries, de toutes sortes. Elles nous font vivre. Dans l’eau potable, très peu d’entre elles sont nocives et les mécanismes immunitaires de notre corps sont là pour les neutraliser. De plus, dans un adoucisseur, l’eau circule quotidiennement. Les experts européens (2) estiment ainsi que la prolifération des bactéries dans les appareils de traitement complémentaire de l’eau ne représente pas un risque pour la santé humaine. Toutefois, en cas de non utilisation prolongée (vacances par exemple), il est recommandé de déclencher une régénération avant un nouveau soutirage. Par ailleurs, l’adoucissement de l’eau constitue un traitement préventif car, en évitant l’entartrage des canalisations et des ballons d’eau chaude, il protège contre certaines bactéries redoutables telles que la Légionella qui trouve dans le tartre un refuge idéal.
(1) : « Etude par épifluorescence de l’évolution de la microflore totale dans une eau minérale embouteillée » (water Res., 1987), pages 469­474.
(2) Communiqué d’Aqua Europa (février 2000) signé par le Docteur J.­M Delattre de l’Institut Pasteur de Lille, le Docteur C. Fricker de la Thames Water Laboratories de Reading et le Professeur R.W.Schubert de l’Institut d’hygiène de Francfort.

Le calcium de l’eau de boisson est indispensable à la santé : FAUX
C’est une évidence bien connue des médecins, des nutritionnistes et des mères de familles : un apport suffisant de calcium est indispensable à la santé humaine. Et pas seulement pour la femme allaitante et les enfants en période de croissance ; il est nécessaire tout au long de notre vie et particulièrement pour compenser la décalcification progressive due au vieillissement. Mais les sels de calcium dissous dans l’eau de boisson ne sont que peu assimilés par l’organisme humain. Même chargée en calcaire, l’eau n’apporte qu’une faible partie du calcium nécessaire aux besoins de la personne (1) . C’est principalement le lait avec ses produits dérivés (beurre, fromages…), ainsi que de nombreux aliments tels que fruits et légumes secs, chocolat, poissons gras et fruits de mer, abats, pain complet, qui fournissent l’essentiel du calcium assimilable par le corps humain (2) .
Le rôle de l’eau dans l’apport en calcium est tout à fait marginal. C’est pourquoi on ne constate pas de carence calcique imputable à l’eau dans les régions où celle-­ci est naturellement douce.
(1) : « Intérêt pour la santé des minéraux de l’eau. » Comparaison de la biodisponibilité du calcium d’une eau minérale bicarbonatée calcique et de produits laitiers frais par la méthode du double marquage isotopique stable (Cahiers Ass. Sci. Europ. Eau et Santé. 1996) pages 31­36.
(2) : « Données actuelles sur les quantités de substances minérales ingérées par l’homme par ses aliments. » : Hardness of drinking water and public health, pages 213­285 (Proc. Symp., Commission des Communautés Européennes).

 

L’eau destinée à la consommation humaine ne doit pas être adoucie en dessous de 15°TH : FAUX

Le décret 2001­1220 du 20 décembre 2001 (1), relatif à l’eau destinée à la consommation humaine, en conformité avec la Directive Européenne de 1998, ne présente aucune référence au TH, à la teneur en calcium ou en magnésium. Les sociétés distributrices d’eau mettent à la disposition des consommateurs des eaux de dureté très différente selon leur origine géographique et géologique. Certaines sont très douces, dans le Massif central ou en Bretagne en particulier ; d’autre sont très dures, dans le Nord ou dans les Alpes par exemple. Pour limiter les transferts métalliques en provenance des canalisations, la seule obligation est de veiller à ne pas délivrer une eau agressive ou corrosive. En fonction des économies ou du confort qu’il en attend, le consommateur est libre de traiter, à sa convenance, l’eau livrée par sa société distributrice.

(1) : Journal Officiel du 22 décembre 2001.

L’eau adoucie est corrosive : FAUX
L’eau naturellement douce, que l’on trouve dans certaines régions granitiques, est de tendance agressive (1) et parfois corrosive (2) . Mais il ne faut pas confondre eau douce et eau adoucie. Leurs compositions minérales sont différentes. L’eau naturellement douce, pauvre en calcaire, l’est également en minéraux dissous. Elle est donc susceptible d’attaquer les canalisations. Au contraire, l’eau adoucie est, à l’origine, une eau dure et donc fortement chargée en minéraux. L’adoucissement réduit le calcium et le magnésium et interdit ainsi la formation de calcaire, mais il ne modifie pas la quantité de minéraux dissous. Il ne peut donc pas être source de corrosion. L’eau adoucie procure ainsi les avantages de l’eau douce sans en présenter les inconvénients éventuels. En outre, si un faible TH résiduel paraît favorable aux canalisations, il est illusoire de penser que le calcaire représente une parade convaincante contre la corrosion. Celle-­ci peut très bien se produire, pour de toutes autres raison, sous la couche de tartre, alors même que l’on s’en croit à l’abri.

(1) : Agressivité : propriété d’une eau de redissoudre le calcaire avec lequel elle entre en contact ; c’est une simple réaction de dissolution, réglée par les lois des équilibres chimiques.
(2) : Corrosivité : propriété d’une eau de mettre en solution les métaux ; c’est une réaction d’oxydo – réduction réglée par les potentiels Rédox en présence. Les ions mis en jeu (sodium, calcium ou magnésium) ne sont pas impliqués dans cette réaction.

 

L’eau froide ne doit pas être adoucie : FAUX
Rien n’empêche d’adoucir l’eau froide dans une maison individuelle. A partir du moment où cette eau est potable à l’entrée de l’adoucisseur, elle le demeure à la sortie. Ni moins, ni plus. D’autant que l’installation d’un adoucisseur sur une partie de bâtiment collectif ou sur l’eau chaude ne fait l’objet d’aucune restriction (1) . Comment l’eau chaude de la douche pourrait­-elle être conforme à la réglementation si l’eau froide adoucie, qui est à son origine, ne l’était pas ? Ce qui est évident, c’est que l’eau froide, bien qu’elle dépose moins de calcaire que l’eau chaude, gagne à être adoucie puisque la plupart des appareils domestiques où l’eau est chauffée sont alimentés en eau froide. Si le TH de votre eau est de 30°f, regardez l’intérieur du bol en inox de votre chat dont l’eau est changée tous les jours. Au bout de quelques mois, on dirait la bouilloire de grand-­mère. Les fabricants de lave­-vaisselle le savent bien : ils intègrent tous et toujours un adoucisseur d’eau dans leurs appareils.
(1) : Décret 2001­1220 du 20 décembre 2001 : articles 40 et suivants.

 

L’adoucisseur doit être scrupuleusement entretenu : VRAI
Avec l’air, l’eau est l’élément le plus indispensable à la vie. L’adoucisseur n’est donc pas un appareil anodin qu’on peut oublier sitôt installé. Dans un environnement électro­ménager où les automatismes sont de règle, l’utilisateur pourra avoir tendance à négliger un entretien dont l’importance et la fréquence sont devenues de plus en plus légères. En ce qui concerne l’adoucisseur, dont l’automaticité et la localisation peuvent faire oublier l’existence, il n’est pas certain que chacun se souciera du réapprovisionnement en sel régénérant ou du remplacement des cartouches de filtration. Sachant que ce défaut d’attention peut entraîner des dysfonctionnements, il est vivement conseillé aux usagers de souscrire un contrat d’entretien régulier auprès de leur professionnel spécialisé (1) .
(1) : Les membres de l’Union des Entreprises d’Affinage de l’Eau sont engagés personnellement par la Charte d’Engagement des Adhérents de la Chambre Professionnelle à l’égard des Utilisateurs (Cette Charte est disponible gratuitement à toute demande). Extrait de aquamagasin.com

 

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